bekenbaueur

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Biographie [modifier]
Franz Beckenbauer débute au club du SC 1906 Munich. À 13 ans, il intègre la section espoir du Bayern Munich, un club auquel il restera fidèle durant la plus grande partie de sa carrière. Le 6 juin 1964, il débute dans l'équipe première du Bayern Munich, contre le FC St Pauli, en tant qu'ailier gauche. Mais c'est au poste de libero qu'il se fait connaître : son autorité, sa maîtrise et son rayonnement lui vaudront le surnom de « Kaiser » (l'empereur) (424 matches joués en Bundesliga).

Vers la fin de sa carrière, il part aux États-Unis au New York Cosmos, où il joue avec entre autres Pelé. Entre temps, revenu en Allemagne, il remporte un dernier titre national en 1982.

En 1984, Franz Beckenbauer est nommé entraîneur-sélectionneur de l'équipe de RFA. Il mènera deux fois la Mannschaft en finale de la Coupe du Monde, perdant en 1986 et l'emportant en 1990.

Bernard Tapie l'engage en septembre 1990 comme entraîneur de l'Olympique de Marseille. Il quitte rapidement le club en 1991, remplacé par Raymond Goethals.

De retour au Bayern Munich, il gagne en tant qu'entraîneur le Championnat d'Allemagne en 1994.

C'est avec Mario Zagallo l'un des deux seuls à avoir gagné la Coupe du Monde en tant que joueur et en tant qu'entraineur. Franz Beckenbauer est en 2006 président du Bayern Munich et du Comité d'organisation de la Coupe du monde 2006 en Allemagne.

Beckenbauer était le "libéro" du Bayern de Munich et de l'équipe d'Allemagne. Cette position reculée lui permettait d'avoir une grande emprise sur le jeu : c'était le joueur qui touchait le plus de balles pendant un match (de 100 à 120 ballons par match en moyenne).

Beckenbauer était aussi le spécialiste de "l'extérieur du pied" : des passes liftées distillées au millimètre.

Parmi les moments forts de sa carrière, on retiendra notamment :

La coupe du Monde de 1966 disputée en Angleterre, alors qu'il n'avait que 20 ans. Il fut l'un des meilleurs joueurs de ce tournoi.
La demi-finale de coupe du monde au Mexique en 1970 contre l'Italie, où il termine le match avec un bras en écharpe.
La finale de la coupe du monde 1974 remportée contre les Pays-Bas de Johan Cruyff.

Citations [modifier]
« S'il fondait un parti 15 jours avant les élections nationales, il deviendrait chancelier. » (Rudi Assauer sur Franz Beckenbauer)

Carrière [modifier]
1954-1958 : SC 06 Munich Allemagne
1958-1977 : Bayern Munich Allemagne
1977-1980 : New York Cosmos États-Unis
1980-1982 : Hambourg SV Allemagne
1983 : New York Cosmos États-Unis

Palmarès [modifier]

En tant que joueur [modifier]
1966 : Vainqueur de la Coupe de RFA
1967 : Vainqueur de la Coupe de RFA
1967 : Vainqueur de la Coupe d'Europe des vainqueurs de coupes
1969 : Vainqueur de la Coupe de RFA
1969 : Champion de RFA
1971 : Vainqueur de la Coupe de RFA
1972 : Champion de RFA
1972 : Vainqueur du Championnat d'Europe des nations
1973 : Champion de RFA
1974 : Champion de RFA
1974 : Vainqueur de la Coupe d'Europe des clubs champions
1974 : Vainqueur de la Coupe du monde, avec la sélection de RFA
1975 : Vainqueur de la Coupe d'Europe des clubs champions
1976 : Vainqueur de la Coupe d'Europe des clubs champions
1976 : Vainqueur de la Coupe Intercontinentale
1977 : Champion des États-Unis
1978 : Champion des États-Unis
1980 : Champion des États-Unis
1982 : Champion de RFA
En équipe nationale : 14 buts en 103 sélections, dont 50 en tant que capitaine.
Première sélection le 26 septembre 1965 contre la Suède (2-1).
Dernière sélection le 23 février 1977 contre la France (0-1)
En équipe FIFA : 1 sélection en 1968
En équipe d'Europe : 1 sélection en 1982 (face à l'équipe FIFA)

En tant qu'entraîneur [modifier]
1986 : Finaliste de la Coupe du monde de football
1986 : coach de l'équipe FIFA
1990 : Vainqueur de la Coupe du monde de football
1994 : Champion d'Allemagne
1996 : Vainqueur de la Coupe UEFA avec le Bayern de Munich contre Bordeaux
1990 : Coach de Olympique de Marseille

Distinctions personnelles [modifier]
1972, 1976 : Ballon d'or
Troisième meilleur joueur du siècle IFFHS
Meilleur joueur allemand du siècle IFFHS
Entraîneur mondial de l'année aux World Soccer Awards : 1990
Elu deuxième meilleur joueur européen des cinquante dernières années dans le cadre du sondage réalisé pour le Jubilé de l'UEFA en 2004
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# Posté le mardi 28 août 2007 11:11

tigana

tigana
Jean Tigana
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Jean Tigana Fiche d'identité
Nom complet Jean Amadou Tigana
Nationalité France
Date de naissance 23 juin 1955
Lieu de naissance Bamako
Information sur le club
Club actuel joueur retraité
Poste milieu de terrain
Club professionnel*
Saison Club Matchs (Buts)
1975-1978
1978-1981
1981-1989
1989-1991 Toulon
Lyon
Bordeaux
Marseille 76 (10)
104 (15)
251 (11)
56 (0)
Sélection en équipe nationale**
1980-1988 France 52 (1)
Équipes entraînées
1993-1995
1995-1999
2000-2003
2005-2007 Lyon
AS Monaco
Fulham FC
Beşiktaş
* Matchs joués et buts marqués dans chaque club
comptant pour le championnat national
et les compétitions nationales et continentales.
** Matchs joués et buts marqués pour l'équipe
nationale en match officiel.

Jean Tigana, né le 23 juin 1955 à Bamako (Mali), est un ancien footballeur français, reconverti aujourd'hui en tant qu'entraîneur.


Carrière (joueur) [modifier]
Né au Mali, Jean Tigana arrive en France à Marseille à l'âge de trois ans avec ses parents. Il découvre le football au SO Caillols (quartier de Marseille) où passera plus tard un certain Éric Cantona.

Milieu de terrain fin et technique, Jean fait ses premiers pas en championnat de France au Sporting Toulon en 1975. En 1978, il est repéré par l'entraîneur de l'Olympique lyonnais Aimé Jacquet qui le fait venir. Il y restera trois années avant de rejoindre les Girondins de Bordeaux et de retrouver de nouveau son mentor de Lyon Aimé Jacquet en 1981. C'est avec Bordeaux qu'il remportera ses premiers trophées. En même temps, l'équipe de France fait appel à lui, il fait ses débuts internationaux le 23 mai 1980 contre l'U.R.S.S. (défaite 1-0), puis lors de la brillante coupe du monde de 1982 il devient alors titulaire avec la sélection, la France atteindra les demi-finales (éliminé aux tirs aux buts par l'Allemagne).

En 1984, il contribue grandement à la victoire de l'Euro 1984 qui se déroule en France. Travailleur infatiguable, il entre dans la légende du football français au cours d'une demi finale face au Portugal quand après une longue chevauchée solitaire, il offre le but de la victoire à Michel Platini dans les derniers instants de la prolongation. Il compose alors le fameux Carré magique avec Michel Platini, Alain Giresse (avec qui il est partenaire en club) et Luis Fernandez.

Parrallèlement à Bordeaux, il permet au club de remporter trois championnats de France (1984, 1985 et 1987), deux coupes de France (1986 et 1987) et d'atteindre une demi finale de Coupe d'Europe des clubs champions en 1985 opposé à la Juventus de Turin de son ami Michel Platini.

Il décide en 1986 de prendre sa retraite internationale à l'issue de la coupe du monde durant laquelle la France terminera troisième, mais deux ans plus tard le sélectionneur (Michel Platini) le convainc d'honorer une ultime sélection face à la Yougoslavie le 19 novembre 1988 (déaite 3-2).

Enfin en 1989, il quitte Bordeaux pour l'Olympique de Marseille de Bernard Tapie et de nouveaux challenges, il remporte deux nouveaux titres de championnats de France (1990 et 1991) avant de mettre un terme à sa carrière de footballeur.


Palmarès (joueur) [modifier]
Champion de France : 1984, 1985, 1987 (Bordeaux), 1990 et 1991 (Marseille).
Vainqueur de la Coupe de France : 1986 et 1987 (Bordeaux).

Carrière internationale [modifier]
Vainqueur de l'Euro 1984.
Troisième de la Coupe du Monde 1986.
Quatrième de la Coupe du Monde 1982.
International français (52 sélections, 1 but) entre 1980 et 1988.

Distinctions personnelles [modifier]
Révélation française de l'année France Football : 1980.
Joueur français de l'année France Football : 1984.
Onze d'argent : 1984.
Onze de bronze : 1987.
2e au classement Ballon d'or : 1984.

Statistiques saison par saison [modifier]
Saison Club Division Championnat Coupe d'Europe Équipe de France
1975 - 1976 Sporting Toulon Var 2 23 matchs / 1 but - -
1976 - 1977 Sporting Toulon Var 2 27 matchs / 3 buts - -
1977 - 1978 Sporting Toulon Var 2 26 matchs / 6 buts - -
1978 - 1979 Olympique lyonnais 1 36 matchs / 3 buts - -
1979 - 1980 Olympique lyonnais 1 33 matchs / 5 buts - 1 match
1980 - 1981 Olympique lyonnais 1 35 matchs / 7 buts - 6 matchs
1981 - 1982 Girondins de Bordeaux 1 27 matchs / 1 but 1 match (C3) 11 matchs
1982 - 1983 Girondins de Bordeaux 1 32 matchs / 2 buts 5 matchs (C3) 6 matchs
1983 - 1984 Girondins de Bordeaux 1 32 matchs / 1 but 1 match (C3) 9 matchs
1984 - 1985 Girondins de Bordeaux 1 28 matchs / 3 buts 6 matchs (C1) 4 matchs
1985 - 1986 Girondins de Bordeaux 1 32 matchs / 2 buts 2 matchs (C1) 10 matchs / 1 but
1986 - 1987 Girondins de Bordeaux 1 37 matchs 8 matchs (C2) 4 matchs
1987 - 1988 Girondins de Bordeaux 1 30 matchs / 1 but 5 matchs (C1) -
1988 - 1989 Girondins de Bordeaux 1 33 matchs / 1 but 6 matchs (C3) 1 match
1989 - 1990 Olympique de Marseille 1 37 matchs 8 matchs (C1) -
1990 - 1991 Olympique de Marseille 1 19 matchs 5 matchs / 1 but (C1) -

Carrière (entraîneur) [modifier]
A l'âge de 35 ans, Tigana met fin à sa carrière de joueur, mais ne quitte pas pour autant le milieu du football, puisqu'il débute une carrière d'entraîneur

Tout d'abord il s'engage à l'Olympique lyonnais en 1993 pour deux saisons, après un brillante place de vice-champion en 1995 derrière le FC Nantes (intouchable cette année-là), l'AS Monaco fait appel à lui. Bonne inspiration de ce club qui devient champion de France en 1997 et atteint les demi finales de Ligue des Champions face à la Juventus en 1998, Jean Tigana s'appuie sur des joueurs de valeur (Fabien Barthez, Enzo Scifo) et n'hésite pas à lancer de jeunes joueurs comme Thierry Henry ou David Trézéguet. Il restera 4 années sur le rocher monégasque avant d'être démis de ses fonctions en 1999.

Un an plus tard, il traverse la Manche pour rejoindre le club londonien du Fulham FC qui végète en deuxième division. Après avoir réussi à le faire monter en Premier League et à s'y maintenir en partie grâce à un budget financé par le milliardaire Mohamed Al-Fayed, il partira du club en avril 2003.

Après un an et demi loin des terrains, il s'engage au Beşiktaş en octobre 2005, l'un des trois grands clubs d'Istanbul. Le 14 mai 2007 il abandonne son poste d'entraineur de Besiktas en conflit avec ses dirigeants et décide de se retirer provisoirement du monde du football.


Palmarès (entraîneur) [modifier]
Champion de France : 1997 (AS Monaco).
Vice-champion de France : 1995 (Olympique lyonnais).
Vainqueur de la Coupe de Turquie : 2006 et 2007 (Besiktas).
Champion d'Angleterre de D2 : 2001 (Fulham FC).

Distinctions [modifier]
Entraîneur français de l'année France Football en 1997, avec l'AS Monaco.

Divers [modifier]
Technicien rigoureux reconnu dans le monde du football pour ses grandes compétences et pour son fort caractère, Jean Tigana est régulièrement pressenti pour devenir le sélectionneur de l'équipe de France. En vain jusqu'à présent.
Jean Tigana possède un domaine vignoble à Cassis : Domaine de la Dona.
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# Posté le mardi 28 août 2007 11:08

abedi pele

abedi pele
Abedi Ayew dit Abedi Pelé est un joueur de football ghanéen né le 5 novembre 1962 à Domé. En France, il a porté les couleurs du LOSC et de l'Olympique lyonnais mais s'est surtout fait connaître par son passage remarquable dans la dream team de l'Olympique de Marseille sous l'ère Bernard Tapie au début des années 1990. Il a remporté les titres de champions de France avec l'Olympique de Marseille en 1989, 1991, 1992 (ainsi qu'en 1993, mais l'OM sera destitué de son titre suite à l'affaire VA-OM) et a été vainqueur de la Ligue des Champions en 1993 en offrant sur corner la passe décisive à Basile Boli.


Carrière [modifier]
Real Tamale United ( Ghana)
Al Sadd Doha ( Qatar)
FC Zurich ( Suisse)
Dragons de l'Ouémé ( Bénin)
Real Tamale United ( Ghana)
Chamois Niortais FC ( France)
FC Mulhouse ( France)
1987- oct.1988 : Olympique de Marseille ( France)
nov.1988-1990 : LOSC ( France)
1990-1993 : Olympique de Marseille ( France)
1993-1994 : Olympique lyonnais ( France)
1995-1996 : Torino FC ( Italie)
1996-1998 : TSV Munich 1860 ( Allemagne)
1998-1999 : Al Wahda Abu Dhabi ( Émirats arabes unis))

Palmarès [modifier]
Vainqueur de la CAN en 1982
Vainqueur de la Coupe du Qatar en 1983
Champion de France en 1989, 1991 et 1992
Vainqueur de la Ligue des Champions 1993
Ballon d'or africain en 1991, 1992 et 1993

Liens [modifier]
Ses débuts en 1982
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# Posté le mardi 28 août 2007 11:05

platini

platini
Ses débuts [modifier]
Michel est le fils d'Aldo Platini, joueur de football amateur puis entraîneur de l'équipe de division 3 de l'AS Nancy-Lorraine. Ce dernier laisse beaucoup de liberté à son fils dans sa progression. Michel apprend ainsi l'art du dribble dans la rue. C'est l'anti-thèse des joueurs passés par les centres de formation, alors tout juste naissants en France. C'est au petit club local de l'AS J½uf qu'il fait ses classes. Il y signe sa première licence en pupille (10 septembre 1966). Aldo éclaire toutefois Michel très tôt sur quelques notions simples mais primordiales, l'anticipation au premier chef. Il faut déjà savoir à qui l'on va passer la balle avant de la recevoir.

Michel loupe totalement la finale du concours du jeune footballeur en 1969, mais parvient à se faire remarquer à l'occasion d'un match de Coupe Gambardella. Il n'a que seize ans, et il brille déjà de mille feux au sein de la formation junior de l'AS J½uf qui affronte les juniors du FC Metz. Convoqué au stage de présélection du club messin, Platini, blessé, ne peut pas y participer. L'entraîneur messin change alors de club, et Michel Platini est rayé des listes. Il retrouve son équipe de J½uf en Promotion d'Honneur.

Le FC Metz invite à nouveau Michel Platini à un stage de présélection, mais le fameux test de capacité respiratoire tourne mal. Après pas moins de dix essais au spiromètre, Michel s'évanouit. Le verdict du médecin est radical : très faible capacité respiratoire. Insuffisance cardiaque. Platini ne jouera pas pour le FC Metz, le club de c½ur de son enfance. Il rejoint finalement l'équipe réserve de l'AS Nancy-Lorraine en septembre 1972. Il fait la connaissance de Jean-Michel Moutier, jeune portier de la réserve, qui devient rapidement son ami.


Platini à Nancy (1972-1979) [modifier]
Dès ses débuts sous les couleurs de Nancy, Platini fait parler la poudre : il marque trois buts face à Wittelsheim en D3 avec la réserve. Multipliant les sorties de ce type, Michel se retrouve rapidement aux portes de l'équipe fanion. Son premier contact avec l'élite est pourtant pénible. Il est remplaçant face à Valenciennes et assiste, impuissant du banc de touche, à une véritable émeute en tribune. Il est atteint de plusieurs projectiles et de crachats... Quelques jours plus tard, il est descendu par un défenseur strasbourgeois à l'occasion d'un match de réserve : double fracture de la malléole de la jambe droite. Cette délicate saison s'achève bien avec ses grands débuts en Division 1. Platini est aligné d'entrée face à Nîmes au Stade Marcel-Picot le 3 mai 1973.

Repéré par les instances parisiennes après ses premiers coups d'éclats en Coupe Gambardella, Michel Platini n'a jamais pu honorer la moindre sélection en équipe de France junior en raison de blessures. Il effectue ainsi ses grands débuts avec le maillot bleu de l'équipe de France Amateurs le 26 septembre 1973. Tout semble se dérouler parfaitement, mais une nouvelle blessure, en mars 1974, remet tout en question. À Nice, Michel est victime d'une double fracture du bras gauche. Il n'est pas présent sur le terrain en fin de saison, et reste totalement impuissant quand son club est relégué en D2 au terme de la saison.

En D2, Nancy se promène et retrouve rapidement l'élite. Platini devient au cours de cette belle saison le véritable patron de l'équipe. Il marque également 17 buts. Certains d'entre eux sont inscrits sur coup franc, dont il se fait une spécialité dès cette période. Même le grand Ivan Curkovic, gardien de l'AS Saint-Étienne, se laisse tromper deux fois en Coupe de France par ces premiers coup franc diaboliques qui contournaient le mur des défenseurs en suivant une courbe toujours imprévisible pour aller se loger dans la lucarne du gardien... et Nancy élimine les Verts. Platini travaille ses coups francs avec son ami Jean-Michel Moutier. Les mannequins de mousse qui forment le mur sont déjà là.

Les obligations militaires du soldat Platini lui font revêtir l'uniforme pendant l'été 1975. Comme tous les sportifs de haut niveau, il est affecté au bataillon de Joinville où il fait équipe avec une promotion de talent aux côtés de Maxime Bossis, Éric Pécout et autres Omar Sahnoun, sans oublier ses amis nancéiens : Olivier Rouyer et Moutier. À l'occasion de son service militaire, Michel défend les couleurs de la France en militaire, en espoirs et en olympiques. Avec l'équipe olympique, Platini et ses amis éliminent, avec la manière, la redoutable formation de Roumanie, qui alignait pourtant son équipe A. Le match aller se tient le 3 décembre 1975 à Brest. Platini est brillant au cours de cette partie que les jeunes Français remportent par 4 à 0. Platini devient une vedette en France après ce match. La manche retour est une formalité avec un match nul méritoire 1-1 arraché à Bucarest. Platini participera au Tournoi Olympique des JO de Montréal.

Trois jours après le match nul signé à Bucarest, Platini est sélectionné avec l'équipe de France A. C'est également une première pour le nouveau sélectionneur des Bleus : Michel Hidalgo.

En parallèle à ses activités militaires, Michel rejoint, le plus souvent possible, son club qui évolue désormais à nouveau en D1. Lors d'un match joué à Laval, le public mayennais chambre Platini. Ce dernier, vexé, marque trois buts. Hélas, la soirée se termine mal, avec une nouvelle blessure. La presse titre alors : la saison de Platini est terminée, et d'annoncer une nouvelle opération du ménisque pour Michel. Il n'en est rien. Platini évite l'opération et retrouve les terrains deux semaines après l'incident de Laval. Ce retour tombe bien, car Nancy affronte dans la foulée l'Olympique de Marseille au Parc des Princes en demi-finale de la Coupe de France. Michel signe de la tête l'unique but lorrain, mais il est contraint de quitter le terrain sur blessure. L'ASNL s'incline finalement 4-1.

Le tournoi olympique 1976 débute pour les Bleus de Platini le 19 juillet face au Mexique, balayé 4-0. Même score face au Guatemala avec deux buts signés Platini. La phase de poules s'achève sur un match nul face à Israël ; Platini marque un but sur penalty. La France dispute alors les quarts de finale face à l'Allemagne de l'Est. Cette formation est en fait l'équipe A de la RDA. Avec un arbitrage plus que douteux, les Français terminent le match à neuf et les Allemands passent le tour...

De retour de Montréal, Platini signe son premier contrat professionnel avec Nancy pour deux saisons. C'est toutefois l'équipe de France qui occupe tous les esprits avec, en point de mire, la qualification au Mondial argentin. Le match décisif se tient le 16 novembre 1977 au Parc des Princes face à la Bulgarie. Platini est parfait dans son rôle de chef d'orchestre et les Bleus s'imposent 3-1. Ils disputeront la phase finale de la Coupe du monde 1978 après une attente de douze ans.

Divine surprise à l'occasion de la publication du classement du Ballon d'or fin décembre 1977 : le jeune Michel Platini pointe au troisième rang.

Lors des matches de préparation pour la Coupe du monde, il convient de signaler celui disputé à Naples face à l'Italie le 8 février 1978. Platini est éblouissant devant tous les recruteurs des clubs italiens venus superviser la nouvelle petite merveille française. Platini stupéfie tout le monde en trompant deux fois, coup sur coup, le légendaire gardien Dino Zoff, sur coup franc direct. La première tentative n'est pas validée par l'homme en noir qui n'avait pas sifflé... Zoff pense avoir évité le pire, car Platini trouve le mur lors de sa seconde tentative. Quelques minutes plus tard, nouveau coup franc aux abords de la surface italienne. Zoff prend alors bien garde de couvrir son angle droit, mais Platini le trompe par la gauche. Zoff reste pétrifié. Ses tête-à-tête avec Zoff et sa classe, au cours de cette partie retransmise par la télévision italienne, en font une vedette en Italie. Les plus grands clubs européens se battront désormais pour s'attacher ses services : le PSG et Saint-Étienne en France, la Juventus, l'Inter Milan et Naples en Italie, Barcelone et Valence en Espagne, Arsenal en Angleterre, pour n'en citer que quelques uns.

Avant de disputer la Coupe du monde en Argentine, Platini s'offre la Coupe de France 1978 avec Nancy. Michel signe l'unique but de la finale contre l'OGC Nice. Il reçoit, en tant que capitaine de l'ASNL, son premier trophée majeur des mains du Président de la république Valéry Giscard d'Estaing.

Entre la finale de la Coupe de France et le coup d'envoi du Mondial, quinze jours seulement ! Pas question de stage de préparation pour les Bleus. Bousculant l'Italie et l'Argentine, la France est trop tendre pour espérer sortir d'un tel groupe. Platini n'a pas grand chose à se reprocher à l'occasion de ce Mondial, mais à l'attaque le saison 1978-1979, il est pris en grippe par le public, qui le juge responsable de l'échec en Argentine. Platini évolue sous les sifflets jusqu'au match de Geoffroy-Guichard. Galvanisé par les sifflets qui lui sont adressés, Platini met les bouchées doubles face aux Verts. Il dispute chaque ballon, et sur l'un des tacles qu'il tente, sa cheville se bloque : triple fracture de la malléole. Michel est ainsi absent lors des matches de Coupe d'Europe des vainqueurs de coupe de l'ASNL. Le contrat liant Platini et Nancy arrive à terme en juin 1979. Le président nancéien tente alors un coup de force pour conserver son joueur, mais Platini n'apprécie pas du tout cette intervention. Il quittera le club lorrain à la fin de son contrat. Trois clubs se détachent alors : l'Inter Milan, le PSG et Saint-Étienne. Les deux premiers clubs cités sont des leurres, car Saint-Étienne est l'objectif de Platini. Il signe chez les Verts un contrat de trois ans.

Malgré les blessures et les sifflets, l'humour reste un des traits principaux du caractère de Michel. Citons ici deux des nombreux gags qu'il signa lors de sa période lorraine. Lors des déplacements, Michel s'amusait à faire exploser un pétard à mèche dans un lieu public, puis à faire le mort, provoquant inévitablement un attroupement...[réf. nécessaire] Lors du séjour en Argentine pour la Coupe du monde, il s'amusa, comme un collégien, à vider des tubes de dentifrice dans les lits de ses coéquipiers... [réf. nécessaire]


Platini chez les Verts (1979-1982) [modifier]
Les trois années de Michel Platini à Saint-Étienne se soldent par un bilan mitigé. L'objectif du club en recrutant Platini était de remporter une Coupe d'Europe, mais malgré quelques coups d'éclat (notamment contre le PSV Eindhoven et contre Hambourg), les Verts ne se hisseront jamais à la hauteur de leurs glorieux aînés de 1976. Sur le plan national, Platini remporte son ultime titre de Champion de France en 1981, mais échoue à deux reprises en finale de la Coupe de France. Tout d'abord face à Bastia en 1981 puis contre le Paris Saint-Germain en 1982, son dernier match avec Saint-Étienne avant son départ pour la Juventus. Il aura alors joué sous le maillot vert 146 matches pour un total de 82 buts.

Durant sa période stéphanoise, il s'affirme en équipe de France, au sein de laquelle il devient sous le numéro 10 un capitaine indispensable. En 1981, Platini extirpe les Bleus de leur groupe de qualifications pour la Coupe du monde 1982 grâce à un coup franc « platinien » marqué contre les Pays-Bas lors du match décisif pour la qualification.

Au Mondial espagnol de 1982, les Bleus se hissent jusqu'en demi-finale contre la RFA, pour une rencontre de légende perdue à l'issue de l'épreuve des tirs au but. Paradoxalement, Michel Platini considère aujourd'hui ce match comme le plus grand souvenir de sa carrière.


Platini à la Juve (1982-1987) [modifier]
À la Juventus de Turin, au sein d'une équipe constituée quasi entièrement de joueurs champions du monde (l'Italie vient de s'imposer au Mundial), Platini connaît des débuts délicats. Pris en grippe par une presse spécialisée extrêmement exigeante, il est même tout proche de quitter l'Italie durant l'hiver. À la trêve, Michel et son coéquipier polonais Zbigniew Boniek tapent du poing sur la table et obtiennent une évolution tactique de l'équipe. La seconde partie de saison 1982-83 est beaucoup plus intéressante pour la Vieille Dame qui remporte la Coupe d'Italie 1983. La Juve vole alors de succès en succès.

Il remporte le championnat d'Italie en 1984 et 1986, la Coupe d'Europe des vainqueurs de coupe en 1984, la Supercoupe d'Europe en 1984 la Coupe d'Europe des Clubs Champions en 1985, et la Coupe Intercontinentale en 1985. De 1984 à 1986, il termine également trois fois consécutivement meilleur buteur du championnat d'Italie. Il est reconnu comme le meilleur joueur européen en recevant à trois reprises le Ballon d'Or de 1983 à 1985.

La finale européenne de 1985, disputée au Heysel contre Liverpool aurait dû être le sommet de sa carrière avec la Juventus. Mais le drame du Heysel constitue sans conteste le plus pénible souvenir de sa carrière. Auteur du seul but de la rencontre, Michel Platini se retrouve au centre d'une polémique médiatique dans les jours qui suivent le drame, certains lui reprochant son manque de retenue dans la célébration de la victoire. Mais Platini se défendra en soutenant que tout comme l'ensemble des joueurs de la rencontre, il avait été laissé dans l'ignorance de l'ampleur du drame.

L'état de grâce de Platini en club se répercute également en sélection nationale. En 1984, il remporte le Championnat d'Europe des nations organisé en France en marquant neuf buts (trois du pied droit, trois du gauche, trois de la tête) en seulement cinq rencontres. Il débloque notamment la finale contre l'Espagne grâce à un coup franc qui trompe le portier espagnol Luis Arconada et offre ainsi à la France son premier titre majeur en football.

Mais affaibli par une pubalgie tenace, jouant sous infiltration, Michel Platini n'est pas véritablement en mesure de justifier sa réputation de meilleur joueur du monde à l'occasion de la Coupe du monde de football 1986 au Mexique. Il se montre pourtant décisif en plusieurs occasions, notamment contre l'Italie en huitième de finale (ouverture du score) et contre le Brésil en quart de finale (égalisation). Ce but inscrit le jour de son anniversaire restera le dernier de sa carrière chez les Bleus. Après une nouvelle élimination en demi-finale contre la RFA, Michel Platini doit se contenter de la troisième place finale (il ne disputa pas les petites finales des tournois 1982 et 1986).

Usé physiquement, Platini dispute une ultime saison à la Juventus avant de prendre sa retraite sportive en juin 1987. Participant en pointillé à la campagne (infructueuse) de qualification pour l'Euro 1988, Platini honore sa dernière sélection en bleu le 29 avril 1987 contre l'Islande. En équipe de France, de 1976 à 1987, il a marqué 41 buts en 72 sélections, ce qui reste le record chez les Bleus.


Platini depuis sa fin de carrière (1987-2007) [modifier]

Organisation de la Coupe du Monde de Football 1998. De gauche à doite : Fernand Sastre, Lionel Jospin, Marie-George Buffet et Michel Platini.
© Service photographique du Premier ministreÀ peine plus d'un an après sa retraite en tant que joueur, il est nommé sélectionneur de l'équipe de France de football le 1er novembre 1988. Il remplace Henri Michel, poussé dehors suite à la mauvaise entame des Bleus dans les éliminatoires de la Coupe du Monde 1990. Mais l'arrivée de Platini ne change rien et la France est absente du Mondial italien. Il est alors temps de se concentrer sur les éliminatoires de l'Euro 1992, organisé en Suède. Les hommes de Platini se sortent avec brio de leur groupe de qualification en remportant leurs huit matchs (victoire notamment en Espagne et en Tchécoslovaquie) et, forts d'une série record de 19 matchs sans défaite, s'affirment parmi les favoris de la compétition. Mais une série médiocre de matchs amicaux préparatoires, puis surtout l'échec à l'Euro (élimination au premier tour, pas une seule victoire) le poussent à démissionner en juillet 1992.

Il est le dernier porteur de la flamme olympique aux Jeux Olympiques d'hiver d'Albertville en 1992.

Co-Président du comité d'organisation du Mondial 1998 avec Fernand Sastre, puis conseiller spécial du président de la FIFA après l'élection de Joseph Blatter en 1998, il devient vice-président de la FFF en Janvier 2001, et chargé depuis mars 2005 du département international.

Il était également consultant sur Canal+ lors des soirées de la Ligue des Champions.


Le dirigeant : Platini, président de l'UEFA (depuis 2007) [modifier]
Membre du comité exécutif de l'UEFA et membre du Comité exécutif de la FIFA depuis avril 2002, il devient Président de l'UEFA le 26 janvier 2007 pour une durée de 4 ans. Il est élu à la majorité absolue au premier tour du scrutin du Congrès de Düsseldorf en Allemagne par les 52 fédérations membres de l'UEFA (1 fédération vaut 1 voix), avec 27 voix contre 23 (2 votes étant nuls). Son adversaire, le Suédois Lennart Johansson, 77 ans, était président de l'UEFA depuis 1990.


Son programme [modifier]
Michel Platini a fondé son discours sur des vertus de solidarité et d'universalité avec notamment 5 points majeurs :

Légitimité : davantage de pouvoir au comité exécutif qui sera renforcé comme instance décisionnaire et qui s'ouvrira plus aux petites nations du football, trop souvent oubliées.
Solidarité : avec la continuation des programmes Hattrick et Top Executive destinés à aider les petites fédérations et une meilleure redistribution des recettes des grandes compétitions organisées par l'UEFA.
Universalité : un système de qualification au Championnat d'Europe des Nations (Euro) maintenu mais un projet d'élargissement du nombre d'équipes participantes passant de 16 à 24 (pour permettre à des pays d'avoir leur chance). Dans le cadre de l'aide aux plus petites nations, Michel Platini propose aussi de limiter à 3 le nombre de clubs par nation directement qualifiés pour la Ligue des Champions pour permettre à des nations rarement représentées d'avoir leur chance (projet largement critiqué par son adversaire du fait que c'est « un problème, une affaire de business » et que Platini prend trop en compte le football en oubliant le business ayant fait grandir l'UEFA).
Unité : avec l'élaboration d'une Charte européenne de football définissant et permettant de conserver les valeurs du football ainsi que le rapprochement entre les associations nationales, l'UEFA et la FIFA.
Lutte contre les fléaux du football : une volonté de combattre « le racisme, la xénophobie, les transactions financières douteuses, les paris clandestins, les dérives de la profession d'agent, le dopage ».

Le Football, une exception culturelle [modifier]
Une fois élu, Michel Platini milite pour faire du football une exception culturelle protégée des règles économiques et des contraintes légales inhérentes à l'Union Européenne[1].


Palmarès (joueur) [modifier]

Equipe de France [modifier]
72 sélections en équipe de France A.
Capitaine à cinquante reprises, de 1979 à 1987.
Records du nombre de buts marqués en équipe de France avec 41 buts entre 1976 et 1987 (record d'autant plus remarquable qu'il jouait au milieu de terrain, et a joué 72 matchs contrairement Henry qui en a déjà joué 93).
Demi-finaliste de la Coupe du Monde 1982 face à la RFA.
Champion d'Europe des Nations : 1984 (France A).
Meilleur buteur du Championnat d'Europe : 1984 avec 9 buts (France A).
Coupe intercontinentale des nations (trophée Artemio Franchi) : 1985 (France A).
Demi-finaliste de la Coupe du Monde 1986 face à la RFA.
a participé à la détention française du Bâton de Nasazzi à 5 reprises entre 1977 et 1985, dont 3 en tant que capitaine de 1982 à 1985 (France A).

Clubs [modifier]
Vainqueur de la Coupe des clubs champions européens : 1985 (Juventus).
Finaliste de la Coupe des clubs champions européens : 1983 (Juventus).
Vainqueur de la Coupe des Coupes : 1984 (Juventus) (1er Français à remporter cette épreuve).
Vainqueur de la Coupe intercontinentale : 1985 (Juventus).
Vainqueur de la Supercoupe d'Europe : 1984 (Juventus).
Champion de France : 1981 (Saint-Étienne).
Champion d'Italie : 1984 et 1986 (Juventus)
Vainqueur de la Coupe de France : 1978 (AS Nancy).
Finaliste de la Coupe de France : 1981 et 1982 (AS Saint-Étienne).
Vainqueur de la Coupe d'Italie : 1983 (Juventus).
Vainqueur du Mundialito des Clubs de la FIFA (Coppa Super Clubs) : 1983 (Juventus, à Milan).
Champion de France de D2 : 1975 (AS Nancy).
Meilleur buteur (capocanoniere) du championnat d'Italie : 1983, 1984 et 1985 (Juventus).
Meilleur buteur de la Ligue des Champions : 1985 avec 7 buts (Juventus).

Distinctions [modifier]
Ballon d'or : 1983, 1984 et 1985.
Champion des champions français par L'Équipe : 1977 et 1984.
Onze d'or : 1983, 1984 et 1985.
Joueur français de l'année par France Football : 1976 et 1977.
Meilleur joueur du championnat d'Italie Guerin : 1984.
Meilleur joueur du Championnat d'Europe : 1984.
Meilleur joueur de la Coupe intercontinentale : 1985.
Meilleur joueur du Mundialito des clubs (Coppa Super Clubs) : 1983.
World Soccer awards : 1984 et 1985
Chevron awards : 1983 et 1985 (ratio buts/match)
Trophée d'argent du Centenaire de la League anglaise (meilleur joueur).
Entraîneur mondial de l'année World Soccer awards : 1991
Entraîneur européen de l'année El Pais : 1991.
Prix Artémio Franchi : 2003.
Nommé au FIFA 100 (Liste des meilleurs joueurs vivants de tous les temps).
Légion d'honneur (le 29 avril 1985).

Sélections et statistiques [modifier]
1 sélection en équipe FIFA: il bat le champion du monde argentin le 25 juin 1979 à Buenos Aires (avec le jeune Diego Maradona)
1 sélection dans l'équipe d'Europe en 1982 (face à l'équipe FIFA)
72 sélections en équipe de France A (capitaine à cinquante reprises, de 1979 à 1987), pour 41 buts entre 1976 et 1987 (record d'autant plus remarquable qu'il jouait au milieu de terrain)
104 buts toutes compétitions confondues avec la Juventus
28 buts en coupes d'Europe de clubs
52 matchs de coupes d'Europe de clubs
Sélection du siècle FIFA 1998
Joueur du siècle de la Juventus FC
Joueur français du siècle L'Équipe 2000
6e footballeur du siècle Football Family FIFA 2000
8e footballeur du siècle Placar 2001
Elu footballeur français du siècle par France Football en 1999.
Elu meilleur joueur de toute l'histoire des bleus par France Football en 2004.

Carrière (dirigeant) [modifier]
Vice-président de l'AS Nancy-Lorraine
Co-président d'organisation d'une Coupe du monde
Vice-président de la FFF
Conseiller de la présidence FIFA
Membre du Comité exécutif de la FIFA
Membre du Comité exécutif de l'UEFA
Président de l'UEFA (élu par 27 voix contre 23 au président sortant Lennart Johansson)

Statistiques détaillées en club par saisons [modifier]
Championnat Coupes nationales Coupes d'Europe
Saison Club Pays Matchs Buts Matchs Buts Matchs Buts
1972-73 AS Nancy-Lorraine France Div. 1 4 2 - - - -
1973-74 AS Nancy-Lorraine France Div. 1 21 2 3 0 - -
1974-75 AS Nancy-Lorraine France Div. 2 32 17 6 13 - -
1975-76 AS Nancy-Lorraine France Div. 1 31 22 7 6 - -
1976-77 AS Nancy-Lorraine France Div. 1 38 25 1 0 - -
1977-78 AS Nancy-Lorraine France Div. 1 36 18 10 7 - -
1978-79 AS Nancy-Lorraine France Div. 1 19 12 5 3 - -
1979-80 AS Saint-Étienne France Div. 1 33 16 7 5 7 5
1980-81 AS Saint-Étienne France Div. 1 35 20 10 5 7 4
1981-82 AS Saint-Étienne France Div. 1 36 22 8 5 2 0
1982-83 Juventus Italie Serie A 30 16 ? 7 9 5
1983-84 Juventus Italie Serie A 28 20 ? 3 8 2
1984-85 Juventus ItalieSerie A 30 18 ? 4 9 7
1985-86 Juventus Italie Serie A 30 12 ? 1 6 3
1986-87 Juventus Italie Serie A 29 2 ? 1 4 2


Citations [modifier]
« Une heure avec Marguerite Duras, ça a été plus dur pour moi que n'importe quel match de ma carrière. Quelquefois, il y avait même certaines questions que j'avais du mal à comprendre. (...) Je n'ai jamais été interrogé par quelqu'un d'aussi ignare des choses du football. » Libération, 4 avril 1996.
« Aucun film au monde, aucune pièce ne saurait transmettre autant de courants contradictoires, autant d'émotions que la demi-finale perdue de Séville.» Match de football France - RFA (1982)
« La rue, c'est la meilleure façon de devenir un bon footballeur. »
« L'ennui, c'est qu'il faut toujours se justifier. J'ai passé plus de temps à expliquer pourquoi j'ai fait tel ou tel choix, qu'à faire ce choix. »
« Ceux qui ont parlé de la France black-blanc-beur étaient en retard de trente ans. La France est depuis longtemps black-blanc-beur. En 1998, j'ai été choqué par ce discours. Je me suis dit : "tiens, des gens ont découvert que la France était comme cela". Ces personnes ne regardent pas beaucoup autour d'eux. Les considérations des Français sur les immigrés n'ont pratiquement pas changé depuis cent ans. Un jour, j'étais reçu par un adjoint au maire à Belfort en tant qu'entraîneur de l'équipe de France. Dans son discours, l'élu a parlé de moi comme un bon exemple d'intégration. J'ai failli l'insulter. J'ai été très surpris parce que je ne me suis jamais considéré comme étranger. Je n'avais jamais parlé italien, mon père non plus. Mon grand-père parlait lui aussi français. Je suis de troisième génération. Il était temps que je sois intégré ! L'histoire du foot est intéressante à observer. Quand on regarde les quatre ballons d'or français, c'est exactement l'histoire de l'immigration en France. Il y a d'abord Kopa, Platini, puis, après Papin, Zidane. Cela recoupe parfaitement les époques de l'intégration des étrangers en France. En 1998, la France était black-blanc-beur depuis au moins vingt ans. Je pense que certaines personnes qui nous dirigent ne connaissent pas leur pays. Ce n'est pas faire de la politique que d'affirmer cela. » (L'Humanité, 9 décembre 2005, p. 20)
« Le football est un jeu avant d'être un produit, un sport avant d'être un marché, un spectacle avant d'être un business » (Düsseldorf le 26 janvier 2007
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# Posté le mardi 28 août 2007 11:02

cantona

cantona
Bien que né à Marseille, le 24 mai 1966, Éric Cantona n'a pas débuté sa carrière à l'Olympique de Marseille. Après avoir envisagé d'intégrer les centres de formation de Monaco ou de Nice, il opta finalement pour celui d'Auxerre où l'AJA le propulsa sur le devant de la scène.

Attaquant doué, il devint très vite un élément clé de l'équipe entraînée par Guy Roux. Il fut de ce fait sélectionné en équipe de France dès 1987. Il remporta le Championnat d'Europe Espoirs avec les Bleus en 1988, son seul titre en équipe nationale.


Des clubs, des titres et des ennuis [modifier]
De nombreux clubs français vont s'attacher à le recruter et c'est logiquement à l'Olympique de Marseille, un des clubs emblématiques du football français, que Cantona signa en 1988 pour un montant record à l'époque dans le football français. Peu de temps après, Cantona se fit remarquer par son premier coup d'éclat médiatique: en août 1988, non retenu en équipe de France par Henri Michel, il traita le sélectionneur national de « sac à merde », ce qui lui valut une exclusion de la sélection nationale pendant une année entière.

L'aventure marseillaise tourna également court lorsque en janvier 1989, il se distingua à l'occasion d'un match amical opposant l'OM au Torpedo de Moscou. Lorsque l'entraîneur marseillais (Gérard Gili) décida de le remplacer, le joueur exprima vivement son mécontentement et jeta son maillot à terre. Le club n'eut d'autre choix que de le sanctionner pendant un mois puis de le prêter aux Girondins de Bordeaux jusqu'à la fin de la saison.

Après son passage à Bordeaux, Eric Cantona rejoignit le Montpellier-Hérault avec lequel il remporta la Coupe de France en 1990, seul trophée remporté à ce jour par le club héraultais, puis il retourna à l'OM. Ce deuxième passage à Marseille ne s'avéra guère plus réussi que le premier. Alors qu'il bénéficiait de la confiance de Franz Beckenbauer, il se blessa gravement au genou et dut observer une convalescence de plusieurs mois. À son retour, Raymond Goethals ayant remplacé Beckenbauer, Eric Cantona ne put jamais retrouver sa place dans l'effectif marseillais, ne rentrant visiblement pas dans les plans de l'entraîneur belge. Il signa alors à Nîmes où une nouvelle affaire le mit au ban du football français au bout de quelques mois. Lors d'un match, particulièrement énervé par les décisions de l'arbitre, Cantona finit par lui jeter le ballon. La FFF le sanctionna alors par un mois de suspension. Le joueur répondit à cette décision par des propos très virulents à la télévision, ce qui eut pour effet d'aggraver la durée de la sanction. Par orgueil, Cantona décida alors en décembre 1991 de résilier le contrat le liant au Nîmes Olympique et de renoncer au football.


L'Angleterre, terre d'accueil [modifier]
Sa décision de mettre un terme à sa carrière après cette affaire fut remise en cause par ses admirateurs ainsi que par Michel Platini. Le sélectionneur des Bleus persuada son attaquant qu'il trouverait dans le championnat anglais un terrain d'expression idéal pour relancer sa carrière. En janvier 1992, Cantona rejoignit le club de Sheffield Wednesday. Mais cette expérience ne dura que le temps d'une mise à l'essai et d'un match d'exhibition. Lassé par les hésitations des dirigeants de Sheffield qui tardaient à lui proposer un contrat, Cantona accepta cinq jours plus tard une offre ferme de Leeds United où il était persuadé de prouver à la France qu'il était un grand joueur. Il devint d'ailleurs champion d'Angleterre quelques mois plus tard. Lors des célébrations du titre (le premier depuis près de 18 ans pour Leeds), amené à s'exprimer devant la foule des supporters en liesse, Cantona déclara avec un fort accent français: I love you, I don't know why, but I love you. Ajoutée à ses performances sur le terrain, cette simple phrase (qui samplée sur un rythme techno fera l'objet d'un disque) fit chavirer les c½urs et marqua le point de départ de la "Cantomania" en Angleterre.

Mais l'histoire d'amour avec Leeds ne dura pas. La saison suivante, malgré une entame en fanfare (triplé à Wembley face à Liverpool à l'occasion du Charity Shield), ses rapports avec ses dirigeants se dégradèrent rapidement. En décembre 1992 il fut finalement transféré à Manchester United pour une somme relativement modeste. Il enchaîna plusieurs saisons exceptionnelles dans ce club prestigieux, gagnant le c½ur des fans et surtout des titres (quatre fois champion d'Angleterre et deux fois vainqueur de la Cup). Celui qui n'était que le Frenchie à ses débuts en Angleterre devint alors Eric the King. Il fut également élu meilleur joueur de tous les temps de Manchester United.


La Cantona-mania [modifier]
Les supporters du club mancunien adulèrent le français. Il devint une véritable star en Angleterre où ses exploits sur le terrain effacèrent tous ses déboires passés. Le football français assista incrédule à cet événement: un joueur de football français qu'il n'avait pas su conserver, élu à deux reprises « meilleur joueur de l'année » du championnat anglais ! La Cantonamania fut telle qu'elle permit à Manchester United de rentrer dans l'ère moderne du football et de développer le marchandisage, les maillots floqués au nom du joueur se vendant par centaines. Une chanson fut même créée à sa gloire.

L'idylle entre Cantona et l'Angleterre fut pourtant bien proche de se finir prématurément. Le 25 janvier 1995, les télévisions passèrent en boucle son fameux « mawashigiri, coup de pied circulaire » contre un spectateur de Crystal Palace, qui l'avait insulté après une expulsion. L'affaire fit évidemment grand bruit et contribua à renforcer la légende du joueur. Ses détracteurs y virent le coup de sang de trop, ses admirateurs louèrent au contraire sa personnalité décidément unique. Sans excuser le geste, on peut remarquer que la « victime » était un individu bien connu des services de police pour son comportement violent et provocateur. Il avait descendu pas moins de sept travées de gradins pour aller insulter Éric. Ce qu'il convenait alors d'appeler l'affaire Cantona fut marquée par une nouvelle sortie médiatique inoubliable du principal intéressé. Lors d'une conférence de presse liée à l'affaire, plutôt que de répondre aux multiples questions des journalistes, il prononça la phrase suivante en français puis en anglais : Quand les mouettes suivent un chalutier, c'est parce qu'elles pensent que des sardines seront jetées à la mer, avant de se lever et de laisser ses interlocuteurs mi-amusés mi-décontenancés.

Loin de le marginaliser, les frasques extra-sportives de Cantona firent au contraire les délices de ses principaux partenaires, notamment Nike et Sharp. Cantona apparut ainsi dans de très populaires campagnes de publicité où il n'hésita pas à jouer de son image avec un certain sens de l'autodérision. Une publicité Nike, le représentant devant le drapeau anglais avec une phrase: 66 fut une grande année pour le football anglais, Eric est né, par analogie avec la victoire anglaise de la coupe du monde 1966.

Condamné en mars à deux semaines de prison ferme avant que la peine soit commuée en 120 heures de travaux d'intérêt général en appel, et suspendu neuf mois par la fédération anglaise (suspension étendue au niveau international par la FIFA), Cantona fit un retour triomphal sur les pelouses anglaises au mois d'octobre suivant, en marquant un but contre Liverpool FC en championnat, puis en contribuant grandement au nouveau titre de champion de son équipe.

Après la saison 1996-1997, marquée par un nouveau titre de champion, mais également des performances sportives moins éclatantes, à 30 ans, Cantona annonça son retrait du football. Une lassitude du milieu sportif le décida à jeter l'éponge au sommet de sa carrière. Il avait toujours eu d'autres occupations et d'autres désirs : la peinture, le cinéma...


Cantona et les Bleus [modifier]
Globalement, la carrière de Cantona en équipe nationale reste le gros point noir de son parcours sportif. Après des débuts prometteurs à l'été 1987, il entra en conflit direct avec Henri Michel. Suspendu un an de l'équipe de France, il fut rappelé par Michel Platini. Mais malgré le redoutable duo d'attaquant qu'il formait avec son ami Jean-Pierre Papin, les Bleus ne purent se qualifier pour la Coupe du monde 1990, après un très beau parcours en qualifications, ne réalisèrent qu'un Euro 1992 décevant (élimination au premier tour) avant d'échouer dans les qualifications de la Coupe du monde 1994 à l'automne 1993.

Sous Aimé Jacquet, en 1994, intronisé capitaine et généralement utilisé dans un rôle de meneur de jeu comme en Angleterre, Cantona, ne donna pas l'impression d'être aussi décisif et influent avec les Bleus qu'il pouvait l'être avec Manchester. Sa suspension à partir de janvier 1995 eut pour effet de lui faire perdre définitivement le contact avec l'équipe de France tandis que s'épanouissaient en son absence des garçons comme Zidane et Djorkaeff dans l'entrejeu de l'équipe nationale. À son retour à la compétition, Cantona ne sera plus jamais sélectionné en équipe de France : il manquera notamment l'Euro 1996 disputé en Angleterre. La non-sélection conjointe d'Éric Cantona et de David Ginola, les deux stars du football français exilées en Angleterre, fit l'objet d'une vive polémique médiatique.


Le cinéma [modifier]
Juste après sa retraite sportive, Cantona se lança dans une carrière cinématographique. Le milieu du football, peu habitué à ce genre de décision, accueillit la nouvelle avec circonspection. Mais Cantona, toujours aussi volontaire et sûr de lui, décrocha un rôle remarqué, dès 1995, dans Le bonheur est dans le pré d'Étienne Chatiliez, au côté de Michel Serrault et d'Eddy Mitchell.

D'autres films lui ont permis de continuer sa seconde carrière de façon crédible (Les Enfants du marais ou L'Outremangeur) et lui ont assuré la reconnaissance auprès du milieu cinématographique français. Éric Cantona se destine à la réalisation.

Il s'est notamment prêté à cette discipline en 2003 en réalisant le court métrage "Apporte-moi ton amour" d'après la nouvelle "Bring me your love" de Charles Bukowski.


Anecdotes [modifier]
Avant le procès concernant son fameux « mawashigiri, coup de pied circulaire », sa mère, inquiète, appela Guy Roux en lui demandant s'il pouvait faire quelque chose. Son premier entraîneur ira à son tour jusqu'à appeler le Président François Mitterrand lui demandant de faire quelque chose, ce dernier lui ayant promis de lui rendre service en cas de besoin.


Carrière sportive [modifier]

Carrière [modifier]

Équipe nationale [modifier]
45 matches en équipe de France A - 19 buts ;
premier match et premier but en équipe de France A : 12 août 1987, RFA - France : 2-1 ;

Palmarès [modifier]
champion de France de 3ème division : 1984 (Auxerre) ;
vainqueur de la Coupe Gambardella : 1985 (Auxerre) ;
champion d'Europe Espoirs : 1988 (France) ;
champion de France : 1989 et 1991 (Marseille) ;
vainqueur de la Coupe de France : 1990 (Montpellier) ;
champion d'Angleterre : 1992 (Leeds United), 1993, 1994, 1996 et 1997 (Manchester United) ;
vainqueur de la Coupe Kirin : 1994 (France)
vainqueur du Charity Shield : 1992 (Leeds United), 1993, 1994, 1996 (Manchester United) ;
vainqueur de la Coupe d'Angleterre : 1994 et 1996 (Manchester United) ;
vainqueur de la Coupe des Alpes : 1987 (Auxerre)
champion du Monde de beach soccer : 2005 (France).

Distinctions [modifier]
1994 : élu meilleur footballeur de l'année du championnat anglais par les joueurs adhérents à l'Association anglaise des footballeurs professionnels (PFA) ;
1996 : élu meilleur footballeur de l'année du championnat anglais par les journalistes de la Football Writers' Association ;
1996 : élu Onze d'or par les lecteurs du magazine Onze Mondial et les téléspectateurs de TF1 ;
2001 : désigné Joueur du Siècle par les supporters de Manchester United ;
2004 : nommé par Pelé dans la liste FIFA 100 des plus grands joueurs vivants ;
2005 : élu meilleur joueur de l'histoire de la Première League (Premiership) lors d'un sondage commandé par Barclays, le sponsor du championnat anglais
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# Posté le mardi 28 août 2007 10:55